Préambule.

Ce code de déontologie auquel adhèrent tous les membres de la Société Française des Analystes Psycho-Organique (SOFRAPSY) comporte des règles éthiques :

  • Constituant un cadre de référence pour l’exercice de la psychothérapie, dans lequel chaque praticien reste individuellement responsable ;

  • Régissant les relations entre collègues.

Elles servent aussi de cadre de référence en cas de plainte.
Le terme « praticien » réfère dans ce texte à toute personne pratiquant l‘Analyse Psycho-Organique, que ce soit comme Analyste Psycho-Organique, Psychanalyste, praticien en psychothérapie ou psychothérapeute. Les termes « patient » ou « client » sont équivalents.

Compétence professionnelle, supervision et formation continue.

L’analyste Psycho-Organique a suivi une psychothérapie et une formation complète et certifiée à la psychothérapie en Analyse Psycho-Organique
Il reste en contact avec son processus personnel afin d’avoir une conscience de soi et fait superviser sa pratique afin d’éclairer le rôle qu’il joue avec ses clients, la place que cela lui donne dans le processus thérapeutique et le jeu de ses propres projections.
La supervision de la pratique des Analystes Psycho-Organique est obligatoire. Le superviseur ne peut pas être simultanément le psychothérapeute d’un praticien et son superviseur.
L’analyste Psycho Organique doit par ailleurs rester au fait de la recherche scientifique et des développements dans le domaine de la psychologie et de la psychothérapie, ce qui implique une formation permanente et continue.

Psychothérapie.

Le praticien doit indiquer sa qualification dans la méthode à laquelle il a été formé.
Le praticien utilise sa compétence avec le plein respect pour les valeurs et la dignité de son patient/client, au service de l’évolution de ce dernier. Cela signifie qu’il s’engage à :

  • Apprécier la situation psychologique de chaque patient et lui proposer une stratégie globale de traitement de ses souffrances psychologiques

  • Laisser au client son libre arbitre

  • Respecter la règle du secret professionnel, de la confidentialité et de l’anonymat

  • Ne pas utiliser de méthodes violentes ou abusives

  • Ne pas passer à l’acte (violences physiques, acte sexuel) avec son patient / client

  • Indiquer si nécessaire à son patient/client une réponse ou une méthode plus adaptée ou complémentaire à sa situation

  • Clarifier son cadre de travail avant de démarrer le travail avec des informations objectives : méthode employée, fréquence des rendez-vous, conditions financières et si cela est pertinent la durée envisagée de la psychothérapie.

Le praticien sera particulièrement attentif, du fait qu’il encourage régression et projection, à respecter l’histoire et le désir du patient/client. Il y a abus dans cette relation dès que le praticien utilise la confiance de son patient/client afin de satisfaire son intérêt personnel, que ce soit sur le registre de la sexualité, de la violence ou des liens sociaux et économiques. Toutes les formes d’abus représentent une infraction aux divers codes déontologiques de la pratique de la psychothérapie.
Les principes éthiques définis ci-dessus doivent également être respectés pendant ses travaux de recherches et lors de leur publication. Les intérêts du patient/client demeurent toujours la priorité.
Sur demande, ou en cas de litige, le psychothérapeute doit informer le client de la possibilité de recours.

Levée du secret professionnel.

Le praticien, et son éventuelle équipe, sont soumis au secret professionnel au sujet de ce qui pourrait leur être confié pendant la pratique de leur profession, dans les limites légales de la confidentialité. 
Seuls les cas explicitement prévus par la loi ou les cas de consentement écrit du patient /client permettent de révéler certaines informations à autrui. 
Il peut y avoir exception en cas de danger clair, menaçant la personne ou autrui, et qu’ainsi le psychothérapeute pourrait éviter.

 

Relation professionnelle avec les collègues.

Le praticien en psychothérapie agit envers ses collègues dans le respect des engagements spécifiques de la pratique de la psychothérapie envers autrui.
Il agit avec réserve et entendement dans toute communication sur la pratique auprès du grand public (articles, publications, émissions de radio ou télévision, enseigne, publicité payante, conférences, documents pédagogiques etc.).
Il respecte dans l’intérêt du patient/client toute relation psychothérapeutique engagée avec un collègue.
S’il arrive qu’il soit informé d’un problème dans la relation entre un collègue et son patient/client, il porte le problème à la connaissance du collègue, en étant sensible à toutes les nécessités de la confidentialité.
Si le problème se présente comme une possible infraction éthique sérieuse, le praticien en réfère alors à l’institution, l’association ou la commission éthique appropriée.

Plainte contre un adhérant à la SOFRAPSY

Toute plainte se rapportant aux relations entre un praticien adhérant à la SOFRAPSY et son client ou bien à la relation entre collègues adhérant à la SOFRAPSY est à adresser au président de la SOFRAPSY et au président de la commission de déontologie. 
Elle sont traitées selon les modalités définies au règlement intérieur de l’Association.